Pour une personne qui travaille de l’autre côté d’une frontière, les questions d’emploi ne s’arrêtent pas au trajet domicile-travail. Elles concernent aussi l’accompagnement, les démarches et les institutions compétentes lorsqu’un contrat prend fin. Ces sujets ont occupé la conférence organisée par l’ADEM du 27 au 29 septembre dans le nord du Luxembourg.
Un dialogue plus large que la Grande Région
Les administrations présentes venaient de Belgique, d’Allemagne, du Luxembourg, du Liechtenstein, des Pays-Bas, d’Italie, d’Autriche et de Suisse. Pour la Belgique et l’Italie, la rencontre associe respectivement les services de la Communauté germanophone et du Tyrol du Sud.
Cet ensemble dépasse les voisins immédiats du Grand-Duché. Il permet de comparer des pratiques dans des marchés du travail de tailles et de structures différentes, sans supposer que leurs règles nationales sont identiques.
L’indemnisation des frontaliers dans la discussion
Le communiqué cite la réforme envisagée du règlement européen 883/2004, notamment la répartition des compétences nationales pour le paiement des prestations de chômage aux frontaliers. Il ne présente pas un changement entré en application à la date de la conférence.
Pour un usager, cette distinction est déterminante : un débat entre administrations ne change pas automatiquement l’organisme auquel une demande doit être adressée. Les démarches personnelles doivent être vérifiées auprès du service compétent selon la situation réelle et les règles en vigueur.
Le numérique, de la demande au paiement
L’ADEM a également présenté la numérisation de sa chaîne de traitement des indemnités de chômage, annoncée comme mise en œuvre depuis le début de l’année. Les échanges ont porté sur les services en ligne et sur les attentes de personnes souhaitant davantage d’autonomie dans leur recherche d’emploi.
L’autonomie numérique ne résout toutefois pas toutes les questions d’accompagnement. Un formulaire peut simplifier un dépôt sans répondre à une difficulté de compréhension, de langue ou de choix professionnel. Les deux dimensions doivent être examinées ensemble.
La valeur de ces rencontres se jugera dans les pratiques partagées et dans la qualité des parcours proposés ensuite aux usagers. Le prochain pays hôte annoncé est le Liechtenstein. Pour les habitants de la Grande Région, l’enjeu reste de rendre un marché de l’emploi transfrontalier plus compréhensible dans ses démarches quotidiennes.
Sources
Sources consultées le 1er octobre 2026.






