Avant les paroles, une mélodie fredonnée et un corps qui cherche comment bouger. C’est ainsi qu’Aloïse Sauvage décrit la fabrication de La Foudre, paru le 23 octobre 2026 sur Les Sauvages, une date confirmée par L’Aéronef. Ses entretiens éclairent un changement de méthode : retrouver une chanson par les sensations, quand l’écriture se bloque.
Composer sans commencer par le texte
Dans son entretien avec Marie Claire, la chanteuse raconte avoir travaillé des mélodies sans paroles pour sortir de la page blanche. La danse et le chant lui permettaient de retrouver une impulsion avant de fixer les mots. Elle relie ce phrasé à son goût pour le rap et à sa pratique du breakdance.
Ce déplacement s’accompagne d’une collaboration suivie. Aloïse Sauvage explique avoir coproduit le disque avec Mathieu Epaillard pendant trois ans. Elle présente cette durée et ce binôme comme les moyens de construire une continuité, à distance des formats constamment raccourcis.
Un partenaire de scène devenu partenaire de création
À Modzik, dans un entretien publié le 23 octobre, elle précise qu’Epaillard était d’abord son musicien de tournée. Leur travail commun a commencé lors d’une résidence à l’été 2023. Elle décrit un échange où ses propres idées rythmiques, nourries de hip-hop et de musiques afro, rencontrent celles de son partenaire.
La rupture évoquée par l’artiste est aussi professionnelle : elle publie désormais en indépendante, avec son propre label. Le titre La Foudre suit, dans son récit, le passage d’une énergie subie à une force qu’elle reprend à son compte. Elle invite à découvrir l’album dans l’ordre, comme une œuvre entière. Voilà la proposition qu’elle formule ; ces entretiens donnent des repères pour l’aborder, plutôt qu’un verdict sur son écoute.
Illustration : Marcel Grieder / Wikimedia Commons, CC BY 2.0.






