Le bulletin Copernicus d’août 2026 décrit une banquise moins étendue que la moyenne aux deux pôles. Mais que mesure cet indicateur ? Selon le glossaire du NSIDC, l’étendue englobe les zones considérées comme couvertes de glace, y compris l’eau entre les plaques. C’est une mesure de surface, pas d’épaisseur ou de volume.
Deux déficits, deux classements
Dans l’Arctique, l’étendue moyenne atteint 6,1 millions de kilomètres carrés, soit 9,2 % de moins que la moyenne des mois d’août de 1991 à 2020. C’est le douzième niveau le plus bas de la série satellitaire de 48 ans. Le recul saisonnier a ralenti au cours du mois.
En Antarctique, la moyenne est de 17 millions de kilomètres carrés, en retrait de 6,5 % par rapport à la même période de référence. Ce mois d’août se classe au quatrième rang des plus faibles étendues. Les quatre niveaux les plus bas pour août ont tous été observés depuis 2023.
Le mois entier ne se résume pas à une journée
Une moyenne mensuelle et un classement quotidien répondent à deux questions différentes. Après le 11 août, l’étendue antarctique figurait au deuxième ou au troisième rang des valeurs les plus faibles pour chaque jour considéré. Cela ne contredit pas son quatrième rang mensuel.
La méthode de Copernicus repose sur un indice d’étendue produit par le service spécialisé d’EUMETSAT à partir de données quotidiennes de concentration de glace. Le service calcule ensuite la moyenne de référence pour chaque mois et les écarts correspondants. Un déficit pour août compare donc août à d’autres mois d’août : il ne mesure pas une perte depuis juillet.
Ces distinctions permettent de lire le bilan sans confondre saison, journée et mois. L’article porte sur août 2026 et ne constitue pas un bilan du minimum ou du maximum annuel de septembre.
Sources
- NSIDC : définition de l’étendue de glace.
- Copernicus : bilan de la banquise en août 2026.
- Copernicus : données et méthode du bulletin.
- Photographie : Patrick Kelley via Wikimedia Commons.
- Licence du visuel.
Sources consultées le 2 octobre 2026.






