Au troisième trimestre 2026, l’activité des entreprises artisanales françaises du bâtiment recule de 1 % en volume sur un an, selon la note de conjoncture de la CAPEB publiée en octobre. Les travaux de performance énergétique progressent de 1 %, tandis que l’entretien-rénovation dans son ensemble reste en baisse.
Une amélioration encore partielle
L’organisation professionnelle associe le rebond énergétique à la demande estivale de climatisation et de ventilation.
Le Grand Est résiste un peu mieux que la moyenne nationale : l’activité artisanale y diminue de 0,5 % par rapport au troisième trimestre 2025. Il s’agit d’un résultat régional français, qui ne mesure pas l’activité du bâtiment au Luxembourg.
La difficulté porte aussi sur l’argent disponible. Dans l’enquête CAPEB-Xerfi, 30 % des entreprises déclarent une détérioration de leur trésorerie ; 24 % font état d’un besoin de financement, pour un montant moyen de 25 000 euros parmi les entreprises concernées. Cette moyenne ne signifie pas que chaque artisan a besoin de cette somme.
Deux enquêtes, deux lectures du secteur
L’Insee a publié le 22 octobre un climat des affaires à 95, sous sa moyenne de longue période de 100. Cet indicateur résume des opinions d’entrepreneurs : ce n’est ni une baisse de chiffre d’affaires de 5 %, ni le nombre d’entreprises en difficulté.
Son champ diffère aussi. La méthode de l’enquête mensuelle exclut les entreprises de moins de 11 salariés et les travaux publics. Elle ne remplace donc pas l’observation des petites structures par la CAPEB.
Les deux publications décrivent des fragilités, mais leurs chiffres ne s’additionnent pas : l’une suit un volume d’activité et des situations déclarées, l’autre un climat d’opinion. Pour apprécier une reprise, il faudra regarder sa diffusion entre métiers et sa traduction dans les comptes des entreprises.
*Illustration d’archive : maçonnerie sur un chantier en Belgique, 12 juillet 2013. Jamain / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0.*
La rédaction de LetzView mag






