Au troisième titre de Rite cruel, Bernard Lavilliers met en musique un texte qu’il n’a pas écrit : Berceuse des enfants d’Europe, de Louis Cauchois. Ce choix relie le nouvel album, dont Universal Music annonce la sortie le 23 octobre 2026, à la poésie de la Résistance.
Un texte trouvé chez Seghers
Dans son entretien avec Erwan Perron pour Télérama, publié le 24 octobre, Lavilliers explique avoir découvert le poème dans une réédition de La Résistance et ses poètes, 1940-1945, l’anthologie de Pierre Seghers. Il dit avoir été sensible au rythme de la langue, qui lui a facilité la mise en musique.
Le chanteur associe aussi le titre Rite cruel à une anagramme : « l’écriture ». Le rapprochement précise le sens qu’il donne à son travail : répondre à l’époque par les mots, tout en continuant à puiser chez les poètes.
Une adaptation au milieu de chansons nouvelles
Les crédits du livre-disque officiel confirment le texte de Louis Cauchois, avec une musique de Bernard Lavilliers et Michaël Lapie. La Berceuse arrive après Coriace et Ligne de feu. Les trois titres sont donc réunis dès l’ouverture du disque.
Le reste de cette édition comprend notamment Kinshasa, Samarcande et Rio No Inverno. Dans Télérama, Lavilliers raconte ses rencontres musicales à Kinshasa et à Rio, tout en présentant le rock minimaliste comme la direction principale du projet. Ces repères décrivent ses intentions et les références du disque ; cette présentation documentaire ne repose pas sur une écoute critique de notre rédaction.
Bernard Lavilliers à Auxerre en avril 2008. Benoît Derrier / Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0, recadrée.






