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Allemagne

À Bonn, transmettre la mémoire

« Nie wieder! » associe traces historiques, œuvres et médiation. À la Bundeskunsthalle, la transmission devient une question de visite et de débat.

Vue extérieure de la Bundeskunsthalle à Bonn, archive de 2008
Source et licence de l’image
Jaimrsilva / Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0. Bundeskunsthalle, 2 septembre 2008 ; archive, recadrage.

À Bonn, l’exposition « Nie wieder! » pose une question qui dépasse la conservation des objets : comment transmettre la mémoire des crimes nazis lorsque les survivants deviennent moins nombreux ? La Bundeskunsthalle l’aborde jusqu’au 2 mai 2027, en coopération avec la Fondation des mémoriaux de Buchenwald et Mittelbau-Dora.

Des traces aux formes de transmission

Le parcours annoncé réunit œuvres, documents et objets historiques. Il distingue cinq entrées : les connaissances, les lieux des crimes, les monuments, les mémoires individuelles et familiales, puis l’avenir de la commémoration, notamment numérique. La protection des témoignages authentiques fait partie des questions posées. Parmi les artistes présentés figurent Christian Boltanski, Käthe Kollwitz et Marcel Odenbach.

Ce découpage donne un point de départ pour préparer la visite : une trace matérielle, un récit familial et une œuvre ne sollicitent pas le regard de la même manière. Identifier leur nature aide à poser des questions précises, sans attendre de chaque objet qu’il raconte à lui seul toute une histoire.

Des ateliers pour travailler les images

Le programme pédagogique donne une traduction concrète de cette démarche. Un atelier destiné aux classes du secondaire supérieur porte sur les affiches : symboles, typographie et slogans sont examinés avant la réalisation de collages. Un autre invite les élèves à élaborer un monument individuel ou collectif, en réfléchissant notamment à sa forme, à son matériau et à l’espace qu’il occupe.

Ces ateliers durent deux heures et sont annoncés à 100 euros, sur inscription écrite. Pour les groupes interculturels, le dispositif « Meet & Speak » propose un échange autour de l’exposition, gratuitement et sur réservation, avec un maximum de quinze personnes. Des visites en arabe, en persan et en ukrainien peuvent être demandées. La disponibilité d’une date doit être confirmée lors de la réservation.

Un débat le 13 novembre

Studio Bonn annonce aussi une rencontre le 13 novembre 2026 à 19 heures sur l’avenir de la culture mémorielle. Jens-Christian Wagner, Susanne Siegert, Philipp Ruch et Justus von Daniels sont les intervenants annoncés ; Sven Sappelt doit modérer les échanges. La billetterie affiche 10 euros, ou 5 euros au tarif réduit.

L’exposition et cette soirée offrent ainsi deux portes d’entrée distinctes : examiner les supports de mémoire, puis écouter un débat sur leur transmission. Le programme permet de choisir en fonction de son intérêt, sans confondre la visite avec la participation à une rencontre datée.

Sources

Sources consultées le 21 octobre 2026.

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