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Santé

Cancer du poumon : comprendre les progrès de deux essais ciblés

Deux essais publiés les 24 et 25 octobre 2026 rapportent des gains de survie dans des cancers du poumon bien définis.

Microphotographie d’un cancer du poumon à petites cellules. Illustration.
Source et licence de l’image
Wikimedia Commons (Kwz) — domaine public

Deux essais publiés les 24 et 25 octobre 2026 rapportent des gains de survie dans des cancers du poumon bien définis. L’un étudie un traitement d’entretien après une première chimiothérapie ; l’autre vise une résistance moléculaire apparue sous traitement. Comprendre ces différences permet de mesurer à qui ces progrès peuvent s’appliquer.

Le National Cancer Institute distingue notamment les cancers à petites cellules et les cancers non à petites cellules. Les patients des deux essais appartiennent à ces familles différentes.

Petites cellules : ajouter une immunothérapie en entretien

L’essai DeLLphi-305 a réparti au hasard 563 patients entre deux groupes. Tous avaient un cancer à petites cellules étendu qui n’avait pas progressé après une première chimiothérapie associée au durvalumab. L’étude compare ensuite un entretien par tarlatamab et durvalumab au durvalumab seul.

Dans cette analyse intermédiaire, la survie globale médiane estimée atteint 21,1 mois contre 12,7 mois, calculés depuis le début de l’entretien. Ce repère statistique ne prédit pas la durée de vie d’une personne. Il ne permet pas non plus de promettre un doublement individuel de la survie.

Le bénéfice s’accompagne de risques : des événements indésirables de grade 3 ou plus, de sévérité élevée, ont été observés chez 46,8 % contre 40,6 % des patients. Ces événements ne sont pas tous nécessairement causés par le traitement. Un syndrome de libération de cytokines, réaction inflammatoire provoquée par l’activation immunitaire, touche près de la moitié du groupe recevant le tarlatamab, principalement sous une forme de grade 1 ou 2.

Une résistance précise, dans d’autres cancers du poumon

SAFFRON porte sur 338 patients ayant un cancer non à petites cellules avancé ou métastatique, avec mutation EGFR et anomalie MET, après progression sous osimertinib. Ces caractéristiques moléculaires sont déterminantes : le résultat ne concerne pas tous les cancers du poumon.

L’association osimertinib–savolitinib est comparée à une chimiothérapie platine–pemetrexed. À douze mois, la survie sans progression est estimée à 36 % contre 10 % ; la survie globale à 70 % contre 53 %. Le premier indicateur mesure le temps sans aggravation ou décès, le second la survie indépendamment d’une progression.

Des événements indésirables de grade 3 ou plus pendant le traitement concernent 64 % contre 63 % des participants. Œdèmes périphériques, anémie et diarrhée figurent parmi les effets fréquemment rapportés avec l’association ciblée.

Des résultats à lire dans leur périmètre

Les deux essais sont randomisés et ouverts : patients et soignants connaissent le traitement attribué. DeLLphi-305 est financé par Amgen et AstraZeneca ; SAFFRON par AstraZeneca. Ces liens industriels accompagnent la lecture des résultats.

Ces études apportent des comparaisons cliniques précises. Elles ne mesurent pas un taux de guérison et ne suffisent pas, à elles seules, à déterminer l’accès ou le traitement adapté à chaque patient.

Photographie : Wikimedia Commons (Kwz), domaine public Source et conditions de réutilisation.

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