Neuf mouvements composés par Esther Abrami ouvrent Amour. Avec ce disque paru le 9 octobre 2026 chez Sony Classical, la violoniste met une suite personnelle au centre du programme, avant de rejoindre des œuvres d’autres compositeurs. Pour découvrir le projet, ses crédits donnent un premier repère : écrire une pièce, l’interpréter et l’arranger sont trois interventions différentes.
Une histoire portée par les titres
La suite va de Coup de foudre à Libérée, en passant par Fusion, Obsession ou Rupture. Dans son entretien avec S-quive, publié le 26 octobre, Esther Abrami explique avoir composé les morceaux avant de dégager le thème amoureux qui les rassemble. Elle souhaite que les noms des émotions donnent des images et une histoire aux auditeurs. C’est une intention de composition, qui laisse à chacun sa manière de recevoir les pièces.
Les collaborations répondent aussi à des choix d’instruments. Claudio Capéo intervient à l’accordéon sur Coup de foudre. Sur Obsession, Jimmy Whoo est crédité au synthétiseur. La compositrice raconte que cette seconde rencontre est partie d’une séance d’improvisation, avant un nouvel enregistrement avec l’orchestre.
Le disque se prolonge par d’autres écritures
Le programme et les crédits détaillés distinguent ensuite les auteurs des œuvres et les personnes qui les adaptent. Le Love Theme de Roméo et Juliette est de Nino Rota, avec Marina Viotti aux côtés du violon. L’album comprend aussi des pages de Bizet, Poulenc, Gluck, Fibich et Vitali, ainsi qu’All by Myself.
La différence apparaît notamment dans Les Chemins de l’amour : Francis Poulenc est le compositeur, tandis qu’Esther Abrami et Jan-Peter Klöpfel figurent parmi les adaptateurs. L’ensemble est enregistré avec le City of Prague Philharmonic Orchestra, sous la direction d’Irene Delgado-Jiménez. Suivre ces crédits permet de découvrir le disque par deux portes : la suite écrite par la violoniste, puis la transformation d’un répertoire déjà existant.
Photographie d’illustration : détail d’un violon, sans lien avec l’instrument d’Esther Abrami. Adam Shaylor, CC BY-SA 2.0, image recadrée.






