La Fédération luxembourgeoise de football (FLF) a prolongé sa continuité à la tête de l’institution. Réuni le 24 octobre 2026 à Wincrange, son 108e congrès a reconduit Paul Philipp à la présidence pour un mandat de quatre ans et désigné cinq membres du conseil d’administration.
Un seul candidat à la présidence
Paul Philipp, seul candidat en lice, a été confirmé dans ses fonctions. Le procès-verbal public des résultats de la FLF le désigne président à l’issue du congrès.
Né le 21 octobre 1950, l’ancien joueur et sélectionneur du Luxembourg vient d’avoir 76 ans. La fiche de l’UEFA consacrée à la fédération luxembourgeoise situe le début de sa présidence en 2004. Ce nouveau mandat prolonge donc une direction déjà engagée depuis plus de vingt-deux ans.
Cette reconduction était attendue : aucun adversaire ne figurait sur la liste finale des candidatures. L’enjeu électoral s’est davantage concentré sur les cinq sièges à pourvoir au conseil d’administration.
Cinq sièges attribués au conseil
Corrado Fecchi, du CS Sanem, et Fernando Cardoso, de l’AS Rupensia Lusitanos Larochette, entrent au conseil. Christian Weis, Marco Richard et Nicolas Schockmel conservent leur siège.
Selon le décompte publié par RTL Infos, Fecchi a recueilli 755 voix, Cardoso 707, Weis 604 et Richard 525. Nicolas Schockmel a été élu au second tour avec 536 voix, après en avoir obtenu 419 au premier. Carine Nardecchia, avec 350 puis 306 voix, n’a pas été reconduite.
Le congrès a aussi renouvelé d’autres organes fédéraux. Antonio Do Rego et Fabio Secci ont été élus au conseil de surveillance. Romain Back, Georges Hoffmann, Robert Nilles et Albert Wiltgen siègent au tribunal fédéral, tandis que Jos Faber rejoint la cour d’appel.
Des décisions au-delà du scrutin
Le rendez-vous de Wincrange a également présenté les comptes et plusieurs enjeux sportifs. RTL rapporte un excédent fédéral de 174 722,08 euros ainsi qu’environ 1,4 million d’euros de subventions versées aux clubs.
Paul Philipp a aussi attiré l’attention sur les conséquences possibles des éliminations précoces des clubs luxembourgeois dans les qualifications internationales. La question dépasse le bilan d’une saison : les résultats européens déterminent le coefficient national et, à terme, le nombre de places accessibles aux clubs du pays.
Le scrutin du 24 octobre est désormais clos. La nouvelle équipe dirigeante dispose de quatre ans pour traiter ces dossiers, du soutien aux clubs à la formation, en passant par la représentation européenne du football luxembourgeois.
La rédaction LETZVIEW






