ϟ À LA UNE2026 ED138 : ce que révèle vraiment le candidat au statut de planète naineMagazine luxembourgeois 4 nov. 2026
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À pied et à vélo, relier les quartiers

La Ville présente des corridors et des connexions à améliorer. Leur faisabilité reste à examiner avant programmation.

Vélo vel’OH! rue du Fossé à Luxembourg, photographié en septembre 2026.
Source et licence de l’image
Chabe01 / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0. Rue du Fossé, Luxembourg, 27 septembre 2026. Illustration antérieure à la présentation du concept, pas un aménagement réalisé dans ce cadre. Recadrage horizontal.

Relier les aménagements compte autant que les multiplier. Le concept de mobilité douce présenté le 20 octobre par la Ville de Luxembourg retient 21 corridors totalisant 17,8 kilomètres et 30 points de connexion. Ces propositions doivent encore être examinées avant leur intégration éventuelle aux projets et investissements municipaux.

Parmi les secteurs proposés à court terme figurent les boulevards Roosevelt et Marcel Cahen, l’allée Pierre de Mansfeld ou la rue de Merl. La Ville ne publie pas ici un calendrier de chantiers confirmés. Les infrastructures présentes, les autres projets et les contraintes réglementaires doivent entrer dans l’examen de faisabilité.

Des trajets cohérents entre les quartiers

Le Plan de mobilité 2035, qui sert de cadre, envisage ensemble marche, vélo, transports collectifs et voiture, pour les déplacements scolaires, professionnels ou privés. Son diagnostic identifie notamment les limites des chemins partagés entre cyclistes, piétons et circulation motorisée. Des pistes en site propre doivent contribuer à rendre les déplacements à vélo plus sûrs.

Le relief constitue une autre particularité de la capitale. Le document rappelle l’utilité des ponts, passerelles et ascenseurs pour franchir les barrières topographiques. Il constate parallèlement la quasi-saturation routière de l’hypercentre aux heures de pointe et les possibilités limitées d’extension de ce réseau. L’organisation des déplacements doit donc composer avec l’espace urbain disponible, plutôt que compter seulement sur davantage de chaussée.

Plusieurs formes d’aménagement

La synthèse allemande du nouveau concept distingue plusieurs solutions. Une piste unidirectionnelle sépare physiquement les vélos de la circulation motorisée ; une piste bidirectionnelle rassemble les deux sens d’un côté de la rue. Le rapport prend l’avenue Guillaume et le boulevard Roosevelt comme exemples conceptuels de ces deux configurations. Il souligne que les aménagements séparés demandent de la place.

Dans une rue cyclable, la logique change : l’ensemble de la chaussée participe à l’espace cycliste, avec une circulation automobile limitée. La circulation mixte reste envisagée là où volumes et vitesses sont faibles. Ces catégories correspondent à des configurations différentes ; elles ne se résument pas à un même marquage répété partout.

L’analyse attribue des notes de un à cinq à la sécurité, au confort, à l’attractivité et au caractère direct des trajets. Pour les piétons s’ajoute la qualité du séjour dans l’espace public. Les signalements des habitants et les accidents contribuent aussi à repérer les secteurs prioritaires.

Observer les usages après les changements

La Ville prévoit des relevés réguliers de fréquentation pour apprécier les mesures mises en place et les ajuster. Pour les habitants, l’étape suivante sera de voir quelles propositions passent l’analyse de faisabilité, puis entrent dans la programmation des investissements.

Sources

Sources consultées le 21 octobre 2026.

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