ϟ À LA UNE2026 ED138 : ce que révèle vraiment le candidat au statut de planète naineMagazine luxembourgeois 4 nov. 2026
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Éducation

Lycéens qui travaillent : ce que révèle une enquête du Céreq

Emplois après les cours, fatigue et réussite scolaire : une enquête dans trois régions françaises éclaire des situations peu visibles, sans établir un taux national.

Une salle de classe vide, avec des rangées de tables et de bancs en bois.
Source et licence de l’image
Paul The Writer / Wikimedia Commons, CC0.

Un emploi après les cours peut rester longtemps hors du regard du lycée. Dans un Bref publié le 24 mars 2026, le Céreq examine cette activité peu documentée : pourquoi des élèves travaillent-ils et comment l’établissement en prend-il connaissance ?

Un quart des répondants, pas un taux national

Le projet Travail des lycéennes et lycéens porte sur Provence-Alpes-Côte d’Azur, Nouvelle-Aquitaine et La Réunion. Ses premiers résultats invitent à regarder au-delà du seul petit boulot d’été.

Parmi plus de 6 000 répondants à un questionnaire au printemps 2025, près d’un quart déclarent une activité rémunérée pendant l’année scolaire, hors vacances d’été. La proportion approche un tiers en voie professionnelle. Ces chiffres décrivent les réponses recueillies ; ils ne doivent pas être présentés comme un recensement représentatif de tous les lycéens français.

L’enquête comprend aussi plus de 200 entretiens avec des élèves et une centaine avec des personnels, dans vingt établissements. Cette approche permet d’explorer des situations variées, sans mesurer à elle seule leur fréquence nationale.

Travailler à côté des cours n’est pas suivre un apprentissage

Le document complet du Céreq retient une définition large de l’activité rémunérée, qui dépasse le seul contrat salarié déclaré. Les situations vont notamment de la garde d’enfants à la restauration ou à l’aide dans un commerce familial.

L’apprentissage et l’alternance organisés dans un parcours de formation sont exclus du champ étudié. La distinction compte : selon la présentation de l’Éducation nationale, l’apprentissage articule précisément formation chez un employeur et enseignements dans un organisme de formation. Le temps passé au CFA appartient à ce parcours.

Fatigue et résultats : une relation à examiner

Les personnels interrogés découvrent parfois un emploi à l’occasion d’absences, d’une fatigue ou d’une baisse des résultats. Le travail peut alors apparaître surtout à travers une difficulté scolaire.

L’étude ne permet pourtant pas de conclure qu’un emploi provoque automatiquement le décrochage. Des difficultés peuvent précéder l’activité rémunérée ; certains élèves y trouvent aussi une motivation. Horaires, conditions de travail et raisons d’exercer l’activité doivent être distingués.

L’apport de cette recherche est donc d’ouvrir une question jusque-là peu visible, avec ses limites : comprendre ce qui occupe les élèves hors des cours, sans transformer un premier résultat d’enquête en verdict sur leur scolarité.

*Photo d’illustration : Paul The Writer / Wikimedia Commons, CC0.*

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