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Orchestra Baobab : « Made in Sénégal », un héritage qui change de voix

Sorti le 23 octobre, le nouvel album réunit anciens et nouveaux musiciens autour d’un répertoire transmis et renouvelé. Une porte d’entrée dans l’histoire collective de l’orchestre de Dakar.

Orchestra Baobab sur scène, avec percussions et saxophones, au KOKO de Londres en 2017.
Source et licence de l’image
Neodop / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0. Archive : KOKO, Londres, 30 octobre 2017.

Comment un orchestre continue-t-il lorsque plusieurs de ses voix historiques ont disparu ? Avec Made in Sénégal, Orchestra Baobab apporte une réponse concrète : faire jouer ensemble les générations, reprendre des chansons et en ajouter d’autres. Ce nouvel album studio, paru le 23 octobre 2026, arrive neuf ans après Tribute to Ndiouga Dieng.

Un disque enregistré à Dakar, par le groupe

La présentation du producteur Madoky Music indique que les douze titres ont été enregistrés au studio La Boutique, à Dakar, par neuf musiciens, sans invités. Strut Records assure la licence internationale. Ce cadre donne une place centrale à la formation elle-même, plutôt qu’à une succession de collaborations extérieures.

Autour du saxophoniste et directeur musical Thierno Koité, les membres de longue date côtoient notamment les chanteurs Papino et Korka Dieng. Présentée comme la première femme à tenir le chant principal dans l’histoire du groupe, cette dernière incarne un changement visible dans une aventure collective commencée au Baobab Club de Dakar.

Transmettre des chansons, pas seulement un nom

Le compte rendu de l’Agence de presse sénégalaise permet d’aller au-delà de l’annonce. Il rattache Souvenir à Balla Sidibé et à sa nostalgie de lieux de Casamance. Il décrit Baobab 50 Ans, chanté par Papino, comme un récit de la trajectoire du groupe et du travail de ses fondateurs.

La transmission porte aussi sur les sujets abordés. Selon l’APS, Casamance associe hommage et appel à la paix, tandis que le morceau final, Sénégal, défend l’unité et le travail collectif. Les chansons font ainsi circuler des souvenirs, des lieux et des préoccupations entre les interprètes.

Des repères pour entrer dans l’album

Cette présentation documentaire ne remplace pas une critique fondée sur l’écoute. Elle propose un fil : commencer par Souvenir, poursuivre avec Baobab 50 Ans, puis découvrir le reste du disque en prêtant attention à la manière dont un répertoire traverse les générations. L’intérêt de ce retour tient à cette question ouverte : que conserve un groupe, et que transforme-t-il, lorsqu’il continue avec de nouvelles voix ?

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