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Route du Rhum : Café Joyeux, un bateau à dérives et une histoire collective

Nicolas d’Estais doit s’élancer le 1er novembre sur un IMOCA mis à l’eau en 2011. Son palmarès et un entretien avec Simon Koster éclairent les enjeux de la traversée.

Le cockpit et les deux safrans jaunes de Café Joyeux, à quai à Lorient en avril 2026.
Source et licence de l’image
Jug81 / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0, recadrée. Avril 2026.

À cinq jours du départ annoncé de la Route du Rhum, Café Joyeux raconte une autre manière d’aborder la course au large. Nicolas d’Estais traversera seul l’Atlantique ; le bateau avec lequel il s’élancera porte, lui, une longue histoire de navigations et de travail à plusieurs.

Le rendez-vous est fixé au dimanche 1er novembre 2026 à 13 h 02, heure de Saint-Malo et du Luxembourg. La transatlantique relie Saint-Malo à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe.

Un IMOCA à dérives, déjà deux fois vainqueur du Rhum

Café Joyeux n’est pas un bateau neuf. La fiche de la classe IMOCA situe sa mise à l’eau au 16 août 2011. Signé VPLP–Verdier, il navigue avec des dérives droites, sans foils.

Sous le nom de Macif, ce monocoque a remporté le Vendée Globe 2012-2013 avec François Gabart, puis la Route du Rhum 2014. Devenu SMA, il a gagné à nouveau le Rhum en 2018, cette fois avec Paul Meilhat. Les noms ont changé ; c’est bien la même coque dont Nicolas d’Estais poursuit aujourd’hui la carrière.

Ce palmarès éclaire son histoire. Il ne suffit pas à fixer sa place dans la flotte de 2026.

Avec Simon Koster, apprendre aussi dans les manœuvres

Un entretien publié par le Défi Azimut le 20 septembre 2025 permet de saisir le travail du duo formé par Nicolas d’Estais et Simon Koster. Ils venaient de terminer quatrièmes des 48 Heures sur Café Joyeux.

Koster y revenait sur les nombreux changements de voile, virements et empannages effectués pendant l’épreuve. Ces manœuvres avaient aussi servi à mieux connaître les équipements et à trouver leurs repères à bord.

Les deux marins invitaient toutefois à mesurer ce résultat : les conditions avaient particulièrement convenu à leur bateau à dérives. D’Estais expliquait que les foilers n’avaient pas pu exploiter toute leur puissance ; Koster soulignait qu’une telle comparaison sur une transatlantique supposerait des conditions très particulières.

Ce retour de 2025 donne une clé pour suivre Café Joyeux : regarder les conditions autant que le classement. Le 1er novembre, la traversée sera en solitaire, sur une distance et dans un contexte différents de ces 48 Heures.

*Photo : Jug81 / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0, recadrée. Avril 2026. Licence.*

Sources

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