Le thermomètre des océans a retrouvé un sommet en août 2026. Selon le bilan publié le 16 septembre par Copernicus, la température moyenne de surface entre 60° sud et 60° nord atteint 21,07 °C, à égalité avec mars 2024 dans le jeu de données ERA5. Il s’agit d’une moyenne mensuelle sur un vaste domaine marin, pas de la température de chaque plage.
ERA5 est une réanalyse atmosphérique mondiale, une reconstruction de l’état de l’atmosphère. Pour la mer, elle intègre des données externes : la température dite de surface y représente l’eau à environ dix mètres de profondeur. Le bulletin utilise la série depuis 1979, période jugée plus fiable grâce aux satellites.
Un record avec un périmètre précis
La zone suivie exclut les régions polaires. Pour un mois d’août, le précédent maximum était de 20,98 °C en 2023. Copernicus relève aussi des températures de surface records le long de la façade atlantique européenne et en Méditerranée occidentale, associées à des vagues de chaleur marines fortes ou sévères.
Une réserve accompagne le classement global : le service précise que certains autres jeux de données ne placent pas août au premier rang partagé. Attribuer ce résultat à ERA5 est donc nécessaire. Présenter tous les relevés comme unanimes effacerait une limite que la source signale elle-même.
Pourquoi regarder la surface ?
La surface de la mer est l’interface avec l’atmosphère. Sa température aide à comprendre les échanges d’énergie entre les deux et leurs liens avec les pluies ou la circulation atmosphérique. Quelques mètres d’eau peuvent stocker autant d’énergie que l’ensemble de l’atmosphère, explique la fiche pédagogique de Copernicus.
Cet indicateur ne décrit toutefois pas toute la chaleur contenue dans les profondeurs. Il se construit à partir d’observations dont les techniques ont changé : prélèvements depuis des navires, mesures liées aux prises d’eau des moteurs, puis bouées et satellites. La couverture ancienne et les corrections appliquées aux instruments contribuent aux écarts entre séries.
La fiche rappelle enfin que le réchauffement marin n’est pas uniforme : une moyenne à grande échelle peut réunir des secteurs aux évolutions différentes. Ses comparaisons historiques s’arrêtent à 2023 ; nous ne les présentons pas comme un bilan de 2026.
Le record d’août apporte ainsi un constat sur la surface océanique. Pour comprendre séparément le phénomène du Pacifique et ses prévisions, notre article sur El Niño 2026–2027 détaille la portée du bulletin de l’OMM.
Sources
- Copernicus : bulletin du 16 septembre 2026.
- Copernicus : comprendre la température de surface.
- Photographie : FrankBanalis sur Wikimedia Commons.
- Licence de la photographie.
Sources consultées le 2 octobre 2026.






