Une liste d’ingrédients plus longue peut surprendre lorsqu’on rachète un cosmétique familier. En 2026, une partie de cette évolution peut venir des règles d’étiquetage des allergènes parfumants. Il faut donc distinguer deux questions : la formule a-t-elle changé, ou certaines de ses substances sont-elles désormais nommées plus précisément ?
Une identification plus détaillée
La Commission européenne explique que le règlement 2023/1545 ajoute une obligation d’identification individuelle pour 56 allergènes parfumants supplémentaires. Les seuils d’étiquetage indiqués sont de 0,001 % pour les produits sans rinçage et de 0,01 % pour ceux qui se rincent.
Ces seuils déclenchent une information sur l’étiquette. Ils ne doivent pas être lus comme une garantie personnelle d’absence de réaction en dessous d’une valeur. La Commission rappelle que cette information aide notamment les personnes déjà sensibilisées à repérer les substances qui les concernent.
Deux échéances à ne pas confondre
Le texte distingue la première mise sur le marché et la poursuite de la mise à disposition. Pour les produits concernés satisfaisant aux conditions transitoires, le premier délai arrivait au 31 juillet 2026 ; le second court jusqu’au 31 juillet 2028.
En octobre 2026, voir des étiquettes de présentations différentes ne suffit donc pas à conclure qu’un produit est irrégulier. Il faudrait connaître la référence exacte, sa situation dans le calendrier et les conditions qui s’appliquent. Une photographie de rayon, prise seule, n’apporte pas ces éléments.
Comparer la bonne référence
Si une différence attire votre attention, conservez les deux listes et vérifiez d’abord qu’il s’agit du même produit, de la même variante et du même marché de destination. Une dénomination commerciale proche ne prouve pas une identité de formulation.
La question à adresser à la marque peut rester simple : « Cette nouvelle liste correspond-elle à une reformulation ou à une évolution de l’étiquetage ? » Il est plus utile de demander cette précision que de classer automatiquement la version la plus longue comme la moins sûre.
Pour une allergie connue, les noms à éviter doivent être ceux identifiés avec un professionnel de santé. Une liste trouvée sur les réseaux sociaux ne remplace pas ce repère individuel. L’enjeu de l’étiquette enrichie est de rendre l’information plus précise, pas de transformer chaque achat en diagnostic improvisé.
Sources
- Commission européenne : étiquetage des allergènes parfumants.
- Règlement UE 2023/1545 : dispositions et délais transitoires.
- Photographie : Kevin Rheese.
- Licence du visuel.
Sources consultées le 1er octobre 2026.






