ϟ À LA UNE2026 ED138 : ce que révèle vraiment le candidat au statut de planète naineMagazine luxembourgeois 3 nov. 2026
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Celeste transmet des signaux de positionnement 5G

Le satellite Celeste IOD-2 a transmis des signaux de positionnement 5G reçus au sol. Cette expérience de l’ESA prépare un complément à la navigation actuelle ; elle ne constitue pas encore un service pour les téléphones.

Antenne parabolique de la station au sol Aalto-1 à Otaniemi, en 2015
Source et licence de l’image
Aalto-1 / Aalto-yliopisto, Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0. Station Aalto-1 à Otaniemi, 2 octobre 2015, recadrée horizontalement. Archive illustrative de réception satellitaire : cette installation ne documente pas l’essai Celeste.

Une transmission reçue au sol : c’est le résultat concret annoncé par l’Agence spatiale européenne le 15 septembre. Le 27 août 2026, Celeste IOD-2, en orbite terrestre basse, a envoyé des signaux de positionnement 5G en bande S, une plage de fréquences radio. Les enregistrements doivent encore être analysés pour en évaluer le comportement et les performances.

Relier navigation et communications

L’essai utilise des signaux conformes aux spécifications du 3GPP, l’organisme international qui élabore les standards des réseaux mobiles. L’idée est de rapprocher deux fonctions : communiquer et déterminer une position. L’ESA envisage, à terme, un même terminal pour les deux, notamment pour les téléphones et les objets connectés.

Il faut distinguer cet objectif du résultat obtenu. La réception d’un signal ne démontre pas à elle seule une localisation disponible sur les appareils du public. L’agence prévoit de passer aux expériences de positionnement combinant plusieurs satellites avec les prochains démonstrateurs, dont les lancements sont annoncés à partir du second semestre 2027. Ce calendrier reste prévisionnel.

Pourquoi descendre en orbite basse ?

Dans sa présentation du programme, l’ESA explique que des satellites plus proches peuvent fournir des signaux plus puissants que les systèmes de navigation en orbite moyenne. Leur déplacement rapide apporte aussi des configurations géométriques différentes. L’objectif est de compléter Galileo et les services existants, notamment lorsque des bâtiments atténuent les signaux.

Les usages étudiés dépassent la carte du téléphone : transports autonomes, navigation maritime, trains et aviation figurent parmi les terrains d’expérimentation. L’agence évoque également des objets peu énergivores et, pour les secours, la possibilité de transmettre une position sans connexion terrestre. Ce sont des perspectives de développement, pas des prestations déjà garanties par Celeste.

L’intérêt de cette étape tient donc à un rapprochement technique désormais testé en orbite. La précision effectivement atteinte, la compatibilité avec les appareils et le passage à un système opérationnel demanderont d’autres résultats. Les deux pages de l’ESA consultées n’établissent aucun gain chiffré de précision pour cet essai.

Sources

Sources consultées le 2 octobre 2026.

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