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Daniel Pennac : le Vercors, contrepoint silencieux de Belleville

L’écrivain décrit deux besoins complémentaires : la vie du quartier parisien et le retrait dans la montagne. Ses propos éclairent ses lieux de travail, sans les confondre avec ses romans.

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Portrait de Daniel Pennac, portant des lunettes rondes et une chemise sombre.
Source et licence de l’image
Elena Torre / Wikimedia Commons — CC BY-SA 2.0. Daniel Pennac au Festivaletteratura de Mantoue, 4 septembre 2008. Portrait d’archive, détail.

Pour Daniel Pennac, le Vercors n’efface pas Belleville. Dans l’entretien publié par le Cercle Gallimard de l’enseignement à l’occasion du Cas Malaussène. Ils m’ont menti, l’écrivain décrit deux besoins complémentaires : le silence et la solitude de la montagne, mais aussi les voix et la vie collective du quartier parisien. Ce portrait documentaire part de ses propos, sans prétendre raconter une rencontre avec lui.

Deux lieux, deux besoins

Pennac situe au milieu des années 1980 le début de sa fréquentation du Vercors. Belleville représente, dans son récit, la diversité des activités et des populations ; la montagne lui offre le retrait. L’opposition ne signifie pas qu’il renie la ville. Elle éclaire plutôt une alternance entre présence au monde et disponibilité pour écrire.

Il distingue aussi son propre itinéraire de celui de ses personnages : Benjamin Malaussène et sa tribu n’ont pas simplement abandonné Belleville parce que leur auteur séjourne ailleurs. Un lieu de travail et un décor de fiction peuvent se croiser sans se confondre.

Quelques repères pour ouvrir les livres

La notice de l’Orchestre de la Suisse Romande retrace un parcours qui dépasse la saga : Pennac enseigne de 1969 à 1995, écrit pour les adultes comme pour la jeunesse, et passe également par le théâtre. Comme un roman paraît en 1992, Journal d’un corps en 2012 et La loi du rêveur en 2020. Ces titres appartiennent à des projets distincts ; le retrait dans le Vercors ne suffit pas à résumer toute son œuvre.

Pour suivre Benjamin Malaussène, deux jalons plus récents sont Ils m’ont menti, publié en 2017, puis Terminus Malaussène, en 2023. Pour les jeunes lecteurs, la même notice rappelle Cabot-Caboche et L’œil du loup. Ce sont des pistes bibliographiques, non un classement ni une critique fondée sur une lecture intégrale de ces ouvrages.

Sources

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