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Écopôle du Val d’Allier : comment les anciennes gravières deviennent des habitats

Berges remodelées, radeaux de nidification et suivi des espèces : la renaturation de ce site du Puy-de-Dôme demande un travail qui se poursuit après les premiers aménagements.

Un grèbe huppé nageant sur une eau aux reflets verts.
Source et licence de l’image
Syrio / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

À l’Écopôle du Val d’Allier, dans le Puy-de-Dôme, la restauration de la nature passe par la transformation d’anciens bassins d’extraction. Les plans d’eau issus des gravières sont devenus des lieux d’accueil pour des oiseaux, des amphibiens et des insectes. Cet exemple montre aussi qu’un milieu réaménagé demande du suivi et de l’entretien.

Des berges remodelées pour diversifier les habitats

Entre Pérignat-ès-Allier et La Roche-Noire, les travaux décrits par la LPO Auvergne-Rhône-Alpes, cogestionnaire du site, ont accompagné le retrait progressif de l’exploitation. Ils comprennent l’adoucissement des berges, la création de zones peu profondes et la plantation de roselières.

La diversité des milieux compte autant que la présence d’eau : boisements, prairies, berges et bassins offrent des possibilités différentes pour se nourrir et se reproduire. La LPO mentionne notamment le martin-pêcheur et le grèbe huppé, ainsi que des milans noirs et des hérons nichant dans la chênaie.

Les aménagements peuvent aussi cibler une espèce. Des radeaux installés dans trois bassins fournissent un support de nidification aux sternes pierregarins. Selon la LPO, ils accueillent chaque année 15 à 20 couples depuis leur installation en 2010. Ce bilan du gestionnaire ne signifie pas que tous ces oiseaux seront visibles lors d’une promenade.

Une restauration qui reste à entretenir

La Fondation du patrimoine présente un programme d’actions allant du printemps 2025 à décembre 2027. Il prévoit notamment de restaurer ou créer des mares, de développer le pâturage extensif et de suivre différents groupes d’animaux et de plantes.

Le projet comporte aussi une lutte contre des espèces exotiques envahissantes, dont la renouée du Japon et la jussie. Leur présence illustre les limites d’une lecture qui réduirait la renaturation à un retour spontané et définitif de la biodiversité.

La Fondation signale également des pressions liées aux dépôts sauvages, aux dégradations et à la fréquentation. Les actions annoncées constituent un programme à réaliser et à évaluer : elles ne doivent pas être confondues avec des résultats déjà obtenus.

Découvrir le site sans gêner ses habitants

La fiche touristique départementale, mise à jour le 26 juin 2026, indique une entrée libre et une ouverture quotidienne pour l’année 2026. Le site est privé, tout en accueillant le public.

La LPO décrit deux boucles balisées, celle des étangs en rouge et celle de l’Allier en jaune, d’environ une heure chacune. Des observatoires et des sentiers permettent de découvrir les milieux aménagés.

Pour préparer la visite, vérifiez les consignes du gestionnaire et les éventuelles restrictions d’accès. Les observatoires permettent de regarder les oiseaux à distance, sans chercher à s’approcher de leurs lieux de nidification.

Ces informations ont été contrôlées le 26 octobre 2026. Pour participer à une animation, consultez le programme actuel de l’Écopôle plutôt que les annonces des saisons précédentes.

*Grèbe huppé, photo d’illustration : Syrio / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.*

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