Remplacer Benyamin Nétanyahou demande de rassembler des sièges, pas seulement d’incarner une alternative. Alors que les Israéliens votent ce mardi 27 octobre, Gadi Eisenkot, ancien chef d’état-major et dirigeant de Yashar, doit aussi convaincre des partenaires potentiels.
Un programme centré sur la sécurité et les institutions
La fiche de Yashar publiée par l’Israel Democracy Institute reprend les objectifs déclarés du parti auprès du registre des formations politiques. Elle associe renforcement de la sécurité, préservation du caractère juif et démocratique de l’État et réduction des inégalités.
Sur les institutions, Yashar défend l’élaboration d’une constitution articulant les principes de la Déclaration d’indépendance et les Lois fondamentales, avec un équilibre entre Parlement, gouvernement et justice indépendante. Le parti porte aussi un objectif de service militaire ou national pour tous, dans un cadre défini par la loi. Ce sont des orientations revendiquées, dont la mise en œuvre dépendrait du rapport de force parlementaire.
Le vote, puis les alliances
Comme le rappelle Associated Press dans son décryptage du 27 octobre, les électeurs choisissent des partis. La formation d’une coalition peut prendre des semaines et échouer. Les projections de sortie des urnes ne remplacent pas le décompte officiel ; à ce stade, aucun vainqueur n’est établi.
Le guide électoral de l’Israel Democracy Institute, publié le 26 octobre, indique une fermeture habituelle des bureaux à 22 heures en Israël, soit 21 heures au Luxembourg ce mardi. Certains bureaux spéciaux et petites localités ferment plus tôt.
Pour Eisenkot, le scrutin ouvre donc deux épreuves distinctes : obtenir des voix, puis transformer les sièges en soutien à un gouvernement. La seconde ne se lit pas dans le seul classement des listes.
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