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À Galliera, regarder la mode au plus près du fil

L’exposition Tisser, broder, sublimer se termine le 18 octobre. Son motif floral invite à dépasser la silhouette pour regarder les techniques et les gestes qui donnent forme au vêtement.

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Détail d’une broderie florale de perles roses et argentées
Source et licence de l’image
Espirat / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0. Recadrage horizontal. Broderie photographiée dans une église de Pontarlier en avril 2017. Illustration d’un savoir-faire ; cet objet n’est pas présenté comme une pièce exposée à Galliera.

Une fleur imprimée, une fleur brodée et une fleur fabriquée pour être fixée sur un vêtement peuvent se ressembler de loin. De près, elles racontent des opérations différentes. C’est cette distance entre l’effet visuel et sa fabrication que propose d’explorer le Palais Galliera avec Tisser, broder, sublimer.

Une exposition à voir avant le 18 octobre

Ouverte le 13 décembre 2025, l’exposition parisienne se termine le 18 octobre 2026. Elle inaugure une série de trois présentations consacrées aux savoir-faire de la mode. Le motif floral sert de fil conducteur, du XVIIIe siècle à aujourd’hui, entre tissage, impression, broderie, dentelle et fleurs artificielles.

Le musée annonce plus de 350 pièces : vêtements, accessoires, photographies, documents graphiques, échantillons et outils. Des dispositifs permettent notamment d’observer certains textiles à la loupe. Cette diversité fait entrer dans le parcours des éléments que la seule photographie d’une tenue laisse souvent de côté.

Partir d’un détail, puis retrouver l’ensemble

Notre proposition pour préparer la visite tient en deux regards. Le premier se porte sur la silhouette : où le décor attire-t-il l’œil ? Le second s’arrête sur la matière : semble-t-il appartenir au tissu, reposer sur lui ou s’en détacher ?

Il ne s’agit pas de deviner une technique à partir d’une impression. Le cartel et les explications du musée servent précisément à vérifier ce que l’on croit voir. L’intérêt est d’apprendre à poser une question plus précise que « est-ce beau ? ».

À observerLa question à garder
Le reliefComment le motif prend-il du volume ?
La répétitionLe dessin organise-t-il toute la surface ?
L’emplacementQuel rapport le décor entretient-il avec la coupe ?

Rendre visibles les métiers

Un nom de maison ou de créateur ne décrit pas à lui seul toutes les opérations nécessaires à une pièce. Regarder les outils et les échantillons invite à s’intéresser aux étapes, aux essais et aux compétences mobilisées.

Cette attention ne nécessite pas de connaître le vocabulaire avant d’entrer. On peut choisir un seul objet, relever une technique dans son cartel et comparer avec un autre. Une visite resserrée autour de quelques détails peut ainsi devenir plus mémorable qu’un parcours mené comme un inventaire.

Avant un déplacement depuis le Luxembourg, consulter les conditions de visite sur le site du musée reste indispensable. La date de fermeture de l’exposition est proche ; cet article ne garantit ni créneau disponible ni accès sans réservation.

Sources

Sources consultées le 1er octobre 2026.

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