Plus de 490 000 kilomètres parcourus en six semaines, pour une cible de 356 000. C'est le bilan de la campagne luxembourgeoise GoGo VELO organisée du 7 septembre au 18 octobre 2026. Environ 1 250 personnes ont enregistré leurs trajets à vélo, du déplacement quotidien à la sortie de loisir. L'équivalent de 1 378 tours du Luxembourg a ainsi été cumulé, dépassant largement le défi collectif lancé à la rentrée.
Ces résultats racontent aussi l'évolution d'une campagne nationale qui cherche à rendre le vélo plus présent dans les habitudes de déplacement, pas seulement à récompenser une performance sportive.
Pourquoi organiser « 1 000 tours du Luxembourg » ?
GoGo VELO est une initiative de ProVelo et de Klima-Bündnis Lëtzebuerg, soutenue par le ministère de la Mobilité et des Travaux publics. Son principe est simple : transformer chaque trajet déclaré à vélo en kilomètres pour une mission collective. Aller au travail, se rendre dans un commerce ou faire une balade peuvent participer au même objectif.
À l'automne 2026, les organisateurs avaient fixé une cible symbolique de 356 000 kilomètres, présentée comme l'équivalent de mille tours du pays. Le compteur final a dépassé 490 000 kilomètres, soit 1 378 tours dans les calculs de la campagne.
Derrière le slogan, l'idée est d'encourager des déplacements réguliers, y compris ceux qui ne relèvent pas du sport. Une distance totale élevée montre la mobilisation des participants ; elle ne permet pas, à elle seule, de savoir combien de kilomètres ont réellement remplacé un trajet en voiture.
Comment les trajets ont-ils été enregistrés ?
Les cyclistes utilisaient l'application Radbonus. Après inscription avec le code de campagne, ils pouvaient choisir une commune ou une région, lancer le suivi de leur parcours et faire ajouter les kilomètres enregistrés aux défis collectifs et individuels.
L'application ne servait pas qu'au comptage. Les utilisateurs étaient également invités à évaluer l'état des infrastructures cyclables afin de faire remonter des observations utiles sur le réseau emprunté. Il ne s'agissait donc pas uniquement d'un concours de distance : la campagne proposait aussi de recueillir des retours sur les conditions rencontrées à vélo.
Des récompenses contribuaient à animer l'opération. Les organisateurs citent des accessoires cyclistes, des entrées à la piscine et des bons d'achat. Quinze communes et régions ont ajouté leurs propres défis ou lots aux opérations nationales. Le dispositif cherchait ainsi à mobiliser les territoires aussi bien que les cyclistes individuels.
2024, 2025, 2026 : comment la participation évolue-t-elle ?
GoGo VELO est une campagne lancée en 2024 et reconduite en plusieurs éditions. Pour apprécier la progression, il faut comparer les saisons entre elles.
Lors de la campagne de l'automne 2025, les organisateurs annonçaient 724 participants et 250 811 kilomètres. Un an plus tard, l'automne 2026 atteint environ 1 250 participants et plus de 490 000 kilomètres. Les organisateurs parlent d'une hausse de participation supérieure à 70 % par rapport à la même période de l'année précédente.
Le printemps 2026 avait, quant à lui, connu une autre dynamique : près de 2 100 cyclistes y avaient cumulé 660 043 kilomètres lors du défi « Cycle to the Moon », dont la cible correspondait à la distance moyenne entre la Terre et la Lune.
Ces éditions n'ont pas le même thème et ne réunissent pas exactement les mêmes personnes. Leur juxtaposition aide cependant à comprendre la croissance de GoGo VELO : la mobilisation ne repose plus sur un événement unique, mais sur des rendez-vous successifs, organisés au printemps et à l'automne.
Un concours, mais aussi une question de mobilité quotidienne
En associant kilomètres parcourus et commentaires sur les aménagements, les associations organisatrices relient deux enjeux. Le premier est individuel : choisir plus souvent le vélo pour des trajets réalisables à bicyclette. Le second est collectif : connaître et améliorer les conditions de déplacement pour que ce choix soit plus simple, plus sûr et plus pratique.
Les chiffres de la campagne ne démontrent pas à eux seuls une baisse des émissions de CO₂ ou de la circulation automobile. Pour mesurer de tels effets, il faudrait savoir quels trajets se seraient produits sans l'opération, quels moyens de transport ils remplacent et pendant combien de temps les habitudes se maintiennent. Le résultat est d'abord un indicateur de participation et de distance déclarée, pas une mesure complète des effets climatiques.
GoGo VELO apporte néanmoins un cadre identifiable : une application commune, des défis locaux et une visibilité nationale donnée à des déplacements qui passent souvent inaperçus dans le débat sur les transports.
Comment participer à la prochaine édition ?
Les campagnes du printemps et de l'automne 2026 sont terminées. ProVelo et Klima-Bündnis Lëtzebuerg annoncent la préparation des futures éditions durant l'hiver, sans calendrier définitif dans leur bilan du 21 octobre.
Pour connaître les prochaines dates, les modalités d'inscription et les récompenses, les organisateurs renvoient à gogovelo.lu et à l'application Radbonus. La fonction de signalement de l'état des infrastructures reste un intérêt de l'outil entre les campagnes, selon les communications de ProVelo.
Sources officielles
- Klima-Bündnis Lëtzebuerg et ProVelo, bilan automne 2026 publié le 21 octobre.
- Annonce du défi automne 2026 : objectif et usage de l'application.
- Bilan du défi du printemps 2026, « Cycle to the Moon ».
- ProVelo, présentation de la campagne et de ses objectifs.
- Bilan de l'automne 2025, point de comparaison.






