Dans *Hôtel Paris*, le déplacement commence par une date : le 22 décembre 2002. Une mère et ses deux enfants quittent Tbilissi pour Paris. Le roman de Théodore Eristavi, paru chez Flammarion en janvier 2026, prend appui sur cette histoire d’exil. Il figure désormais parmi les trois titres de la deuxième sélection du prix littéraire de La Renaissance Française, annoncée le 18 octobre.
L’hôtel comme point de passage
La quatrième de couverture, reproduite par la librairie Mollat, présente un roman en partie autobiographique. Le point d’arrivée est un hôtel au pied de Montmartre, où se croisent touristes et personnes exilées. Ce lieu permet de poser une question de lecture : comment habiter un espace qui reste, pour chacun, provisoire ?
La présentation éditoriale donne à la musique un rôle de liaison entre le passé géorgien et la vie française du narrateur. Elle ouvre une autre piste : ce que l’on emporte avec soi peut aussi aider à entrer dans un monde nouveau. L’exil ne se réduit donc pas ici à un trajet sur une carte ; il engage des liens, une mémoire et la possibilité de se reconstruire.
Un roman, pas une biographie à prendre au pied de la lettre
La notice de la Bibliothèque nationale de France classe bien *Hôtel Paris* comme un roman. Cette indication compte : l’inspiration personnelle annoncée ne transforme pas chaque scène en document historique. Le narrateur appartient à une œuvre composée ; il faut éviter de lui faire attester, sans autre preuve, toute la biographie de l’écrivain.
L’actualité du livre tient aussi à son parcours littéraire. Selon l’annonce officielle du 18 octobre, le jury doit désigner le lauréat le 24 novembre 2026. *Hôtel Paris* est sélectionné, pas encore lauréat de ce prix.
L’édition : Théodore Eristavi, *Hôtel Paris*, Flammarion, 28 janvier 2026. ISBN 9782080143747.
*Présentation documentaire fondée sur les notices bibliographiques et l’annonce du prix ; le livre n’a pas été lu intégralement.*
*Illustration : rue d’Orsel, à Montmartre, le 4 août 2025. Mbzt / Wikimedia Commons, CC BY 4.0.*
La rédaction de LetzView mag






