Le 29 octobre 2026 marquera les quatre-vingts ans de la sortie parisienne de *La Belle et la Bête*. Le film de Jean Cocteau est revenu au cinéma en septembre, selon son distributeur SND. Cet anniversaire permet de regarder ce que son nom d’auteur rassemble : un conte adapté, un travail collectif sur l’image et une musique qui aura bientôt sa propre place sur scène.
Cocteau adapte un conte, avec une équipe précise
Belle accepte de rejoindre la demeure de la Bête pour sauver son père, menacé après avoir cueilli une rose. Cocteau signe le scénario, les dialogues et la réalisation de cette adaptation de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont.
Le dossier documentaire de SND et de la Cinémathèque française détaille la répartition du travail : Henri Alekan à la photographie, Christian Bérard aux décors et Georges Auric à la musique. René Clément y figure comme conseiller technique.
Josette Day incarne Belle. Jean Marais interprète la Bête, mais aussi Avenant et le Prince. La signature de Cocteau ne fait donc pas disparaître les métiers qui donnent au récit ses images et ses sons.
Restaurer l’image, préserver des choix
Le même dossier retrace une restauration photochimique menée en 1995 sous la direction d’Henri Alekan, puis un nouveau travail réalisé pour 2013. Les notes du chef opérateur et le journal de tournage de Cocteau ont servi de références.
L’enjeu ne consistait pas seulement à supprimer des défauts : il fallait aussi retrouver des contrastes et une matière visuelle documentés. Ces étapes anciennes ne doivent pas être confondues avec une nouvelle opération intégralement réalisée en 2026.
Les extérieurs ont été tournés à Rochecorbon, en Indre-et-Loire, et au château de Raray, dans l’Oise. Ce dernier rappelle que le merveilleux du film s’appuie aussi sur des lieux existants.
La partition d’Auric en ciné-concert le 23 novembre
Le Théâtre du Châtelet annonce une projection en ciné-concert le lundi 23 novembre 2026 à 20 heures, à Paris. Frank Strobel dirigera l’Orchestre philharmonique et le Chœur de Radio France.
Cette formule remet la partition de Georges Auric au premier plan : la musique sera jouée pendant la projection. Au contrôle du 26 octobre, la page du théâtre indique une liste d’attente ; elle ne garantit donc pas une place disponible.
*Château de Raray : Catherine S / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.*






