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Soulèvement : Angelin Preljocaj cherche le mouvement du collectif

Douze interprètes, la musique d’Irène Drésel et une question : comment un groupe se met-il en mouvement ? La création se poursuit à Paris jusqu’au 7 novembre, avec une billetterie déjà complète.

Le Théâtre de la Ville–Sarah Bernhardt à Paris, photographié en novembre 2023
Source et licence de l’image
ZeusUpsistos — CC BY-SA 4.0 — Wikimedia Commons

Comment plusieurs corps deviennent-ils un collectif ? Avec Soulèvement, Angelin Preljocaj prend les rassemblements et les luttes comme matière chorégraphique. Créée au Grand Théâtre de Provence du 7 au 10 octobre 2026, cette pièce pour douze interprètes est présentée au Théâtre de la Ville–Sarah Bernhardt, à Paris, depuis le 22 octobre et jusqu’au 7 novembre.

Du mouvement social au mouvement dansé

Dans la note d’intention publiée par le Ballet Preljocaj, le chorégraphe s’intéresse à l’énergie qui circule entre les personnes rassemblées face à une injustice. Il évoque les soulèvements à travers l’histoire, portés par une utopie ou par une nécessité vitale. Son projet est de traduire cet élan dans les corps, en y laissant place à la joie et aux liens qui se forment.

Cette intention ouvre une question de danse : comment rendre visible l’accord d’un groupe tout en conservant les singularités de ceux qui le composent ? La production réunit la musique d’Irène Drésel, les lumières d’Éric Soyer, la vidéo de Nicolas Clauss et la scénographie d’Adrien Chalgard. Le collectif se travaille aussi par le son, l’espace et les images.

Un regard critique déjà publié

Dans sa critique du 9 octobre pour La Terrasse, après les premières représentations à Aix-en-Provence, Delphine Baffour décrit des interprètes qui se regroupent, forment des chaînes humaines ou se détachent en couples. Elle relève aussi les accélérations et ralentissements du tempo.

Ces observations de la journaliste permettent d’approcher la manière dont le spectacle organise les relations entre les danseurs. Elles lui sont attribuées : cette présentation ne repose pas sur une représentation vue par LETZVIEW. L’enjeu du projet dépasse l’illustration d’une manifestation ; il porte sur ce qui relie, entraîne ou sépare les corps.

À Paris, vérifier l’accès avant de se déplacer

Le spectacle dure 1 h 20. La page du Théâtre de la Ville, consultée le 28 octobre, affiche les séances restantes complètes et mentionne une vente de derniers billets sur place, avant la représentation, dans la limite des disponibilités. Cette possibilité ne garantit donc pas une entrée.

La programmation se poursuit jusqu’au samedi 7 novembre à 15 heures. La séance du 5 novembre à 14 h 30 est annoncée comme scolaire ; elle ne se confond pas avec la représentation du soir. Les tarifs affichés vont de 5 à 41 euros, selon les conditions du théâtre.

Illustration d’archive : le Théâtre de la Ville–Sarah Bernhardt, à Paris, en novembre 2023. ZeusUpsistos / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

La rédaction de LetzView mag

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