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Au suc de Bartou, une boucle entre la Loire et les reliefs volcaniques

Depuis Chamalières-sur-Loire, le PR667 relie les bords du fleuve aux hauteurs du suc de Bartou. Une randonnée de 11,6 kilomètres à préparer selon le relief et les conditions, avec une autre approche possible depuis Vorey.

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Le relief boisé du suc de Bartou vu depuis Chamalières-sur-Loire.
Source et licence de l’image
Torsade de Pointes — Wikimedia Commons — Domaine public

En Haute-Loire, le suc de Bartou se découvre en changeant progressivement de paysage : les rives de la Loire, les pentes boisées, puis un relief volcanique qui domine le secteur. Pour une approche à pied documentée, le PR667 propose une boucle au départ de Chamalières-sur-Loire. La fiche officielle annonce 11,6 kilomètres, 553 mètres de dénivelé positif et quatre heures de marche indicatives.

Le même suc peut aussi être abordé depuis Vorey-sur-Arzon. ICI présente cette seconde proposition comme un trail difficile, à courir ou à parcourir à pied. Les deux départs ne désignent pas le même circuit : choisir son itinéraire avant son allure est le premier geste utile pour préparer la sortie.

Du fleuve aux pentes boisées

Le PR667 part de Chamalières-sur-Loire et revient dans le même bourg. Classée de difficulté intermédiaire, cette boucle balisée PR traverse les communes de Chamalières et de Vorey. Son profil va de 511 à 978 mètres d’altitude ; les 553 mètres de montée cumulée montrent qu’il ne s’agit pas simplement d’une promenade au bord de l’eau.

La fiche met en avant trois ambiances : la forêt des pentes du mont Gerbizon, le rocher de Costaros et les rives de la Loire. Le parcours passe notamment par des hameaux et des chemins boisés avant de rejoindre le secteur du Chomeil et le sentier de découverte. La montée vers le sommet vient ensuite, avant une descente vers Aunas et le retour au fleuve.

Cette succession donne son intérêt à la boucle. On ne rejoint pas seulement un point de vue pour revenir immédiatement sur ses pas : le chemin fait varier les perspectives et ramène vers le bourg par d’autres passages. La fiche officielle et son tracé restent les documents à emporter pour suivre les embranchements, que cette présentation ne remplace pas.

Un relief volcanique à regarder autrement

Les sucs appartiennent au vocabulaire des paysages volcaniques de la région. La chronique d’ICI rappelle le rôle de la lave visqueuse, remontée par les fissures de la croûte terrestre, dans la formation de ces reliefs qui marquent le Meygal.

La fiche du PR667 décrit une particularité de Bartou : à la fin de l’éruption, la pression des gaz aurait ouvert le volcan en deux, laissant deux sommets. À l’est, la falaise de Costaros présente une paroi découpée en colonnes et des parties en dévers, appréciées des grimpeurs. Ce rocher constitue un élément du paysage ; un parcours pédestre à proximité n’est pas une invitation à improviser une ascension sur la paroi.

L’itinéraire de découverte permet aussi de s’intéresser à la faune et à la flore. Le document cite notamment le faucon pèlerin, le grand corbeau et l’hirondelle des rochers. Leur présence donne une autre raison de garder de la distance avec les falaises : le relief est aussi un milieu de vie, dont l’accès peut être adapté à la saison.

Prévoir l’effort et les passages exposés

Les quatre heures annoncées pour le PR667 constituent un repère de préparation. Les pauses, l’expérience, la météo et l’état du sol feront varier la durée réelle. Pour une boucle avec plus de cinq cents mètres de montée cumulée, la longueur seule ne résume pas l’effort : il faut aussi garder de l’énergie pour la descente et le retour.

La fiche signale un chemin aérien au suc de Bartou. Cette mention mérite d’être prise en compte par les personnes sensibles au vide et lors du choix d’une sortie en groupe. Un sentier classé intermédiaire n’offre pas nécessairement la même aisance à chacun, particulièrement lorsque le sol est glissant ou la visibilité réduite.

Une fermeture est également possible en période de nidification entre les étapes 6 et 7 du PR667. Dans ce cas, le document indique un sentier plus au sud, entre Le Chomeil et Aunas. Les consignes locales et la signalisation en place priment sur un itinéraire enregistré auparavant. Vérifier ces informations avant le départ évite de découvrir une restriction seulement à proximité du passage concerné.

Depuis Vorey, une autre sortie

La proposition racontée par ICI commence à Vorey : elle franchit la Loire, monte raide le long des gorges, rejoint un plateau puis le hameau de Suc Eyraud. Une nouvelle montée en forêt conduit vers le sommet. Le retour décrit passe par un sentier étroit entre hêtres et pins, puis des chemins plus tranquilles vers les gorges et le départ.

La chronique avance deux à trois heures en courant et une demi-journée à pied, avec du ravitaillement à prévoir. Ces durées concernent cette proposition depuis Vorey. Les 11,6 kilomètres et les 553 mètres de dénivelé appartiennent, eux, à la boucle officielle de Chamalières : les attribuer au trail de Vorey ferait préparer une sortie avec les chiffres d’une autre.

Pour rejoindre le départ du PR667, la fiche situe Chamalières-sur-Loire sur la D103, à trente kilomètres au nord-est du Puy-en-Velay, et conseille le stationnement dans le centre du bourg en bord de route. Une fois le circuit choisi, consulter le tracé et les indications locales permet de consacrer la marche à ce qui fait l’intérêt de Bartou : passer du fleuve à la forêt, puis lire dans les formes du sommet une partie de l’histoire volcanique du paysage.

Références

Le suc de Bartou vu depuis Chamalières-sur-Loire, en Haute-Loire.

Crédit : Torsade de Pointes — Wikimedia Commons — Domaine public.

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