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Scènes

As We Are : deux écritures de danse autour de la mémoire

Germaine Acogny et Gregory Maqoma sont annoncés du 22 au 24 octobre au Grand Théâtre. Un solo et une pièce de groupe composent ce programme en deux parties.

Studio de danse vide avec miroirs et barres
Source et licence de l’image
Hudconja / Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0. Recadrage horizontal. Studio de Mana Contemporary photographié en 2013. Illustration de la pratique chorégraphique ; ce n’est pas un lieu de répétition documenté d’As We Are.

Deux pièces peuvent dialoguer sans raconter la même histoire. As We Are réunit un solo et une pièce collective au Studio du Grand Théâtre, les 22, 23 et 24 octobre 2026 à 19 h 30.

Joséphine et Bantu, deux propositions identifiées

Joséphine est interprété par Germaine Acogny, qui en partage la chorégraphie avec Alesandra Seutin. La présentation institutionnelle annonce un dialogue avec la figure de Josephine Baker. Bantu, conçu et chorégraphié par Gregory Maqoma, réunit douze interprètes, issus de l’École des Sables et du Vuyani Dance Theatre.

Les Théâtres de la Ville placent la mémoire, la dignité et les liens entre les personnes parmi les axes du programme. Ce sont des intentions annoncées, que nous ne transformons pas en description d’une expérience déjà vécue.

La fiche indique environ 1 h 05 de spectacle, ainsi qu’un entracte, et signale des effets stroboscopiques. Les tarifs affichés sont de 20 euros pour les adultes et 8 euros pour les jeunes ; les conditions et les places sont à vérifier auprès de la billetterie.

Regarder les passages entre l’individu et le groupe

Pour découvrir un programme de danse, il n’est pas nécessaire de traduire chaque geste en phrase. Nous proposons plutôt de retenir une question de regard : comment une présence occupe-t-elle l’espace, seule ou parmi d’autres ? Un déplacement, une immobilité ou une distance entre deux corps peuvent devenir des repères sans exiger une explication immédiate.

L’entracte peut servir à garder quelques images en mémoire avant la seconde partie. Il n’oblige pas à établir un jugement définitif sur la première. On peut simplement se demander ce qui a attiré le regard, puis observer ce que le changement de forme déplace.

Laisser les deux œuvres conserver leur singularité

Le risque d’un programme commun est de chercher trop vite une formule qui explique tout. Notre proposition est inverse : relever d’abord une différence, puis un éventuel écho. La comparaison devient alors une question posée aux œuvres, pas une conclusion imposée par leur voisinage dans la soirée.

Après le spectacle, décrire une séquence précise à la personne qui nous accompagne peut ouvrir la conversation. Elle aura peut-être regardé ailleurs au même moment. Cette différence de perception fait partie de l’intérêt d’une sortie partagée, sans qu’il faille décider qui a « compris » la danse.

Sources

Sources consultées le 1er octobre 2026.

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