Le passage à l’heure d’hiver a eu lieu dimanche 25 octobre 2026. En France, cette pratique saisonnière a été rétablie en 1976 : cinquante ans plus tard, son avenir dépend d’une négociation européenne. Comprendre cette histoire demande de distinguer trois décisions : décaler les horloges, coordonner les dates entre pays, puis éventuellement abandonner le système.
En 1976, déplacer l’éclairage vers la lumière du jour
Le gouvernement français rappelle, dans une fiche actualisée le 23 octobre 2026, que le dispositif de 1976 visait principalement à réduire les besoins d’éclairage artificiel. Le principe consiste à décaler l’heure affichée pendant les mois les plus ensoleillés pour faire davantage coïncider les activités avec la lumière naturelle.
C’est l’objectif historique de la mesure. Il ne permet pas, à lui seul, de chiffrer les économies réalisées aujourd’hui, avec d’autres équipements et d’autres usages de l’énergie.
L’Union européenne n’a donc pas inventé le changement d’heure. Le Conseil de l’UE retrace des pratiques antérieures, introduites pendant la Première Guerre mondiale puis reprises dans plusieurs pays dans les années 1970. La première directive européenne sur le sujet date de 1980 : elle coordonnait des dispositifs nationaux pour faciliter le fonctionnement du marché intérieur.
Une proposition de suppression n’est pas une suppression adoptée
Le cadre actuel prévoit le passage à l’heure d’été le dernier dimanche de mars et le retour à l’heure standard le dernier dimanche d’octobre. Les États membres gardent le choix de leur fuseau horaire.
En septembre 2018, la Commission européenne a proposé de mettre fin aux changements saisonniers. Le Parlement européen a adopté sa position en mars 2019, en soutenant alors un arrêt en 2021. Cette date n’est pas devenue une échéance applicable : le Conseil n’a pas arrêté de position commune et les deux institutions doivent s’entendre sur le texte.
La fiche gouvernementale française du 23 octobre 2026 confirme que la décision commune reste attendue. Le retour à l’heure d’hiver de ce mois d’octobre s’est donc effectué dans le système existant.
Ce qu’examine la nouvelle étude
Une note du Conseil datée du 3 juin 2026 documente une étude commandée par la Commission, lancée en février et dont l’achèvement était annoncé pour la fin de 2026. Elle doit examiner dix scénarios de mise en œuvre.
Le sujet dépasse le réglage individuel d’une montre : l’analyse porte notamment sur les transports, l’énergie, la santé publique et les effets de différences horaires entre pays voisins. Garder partout l’heure d’été, conserver l’heure standard ou aboutir à des configurations partiellement coordonnées ne soulève pas les mêmes questions.
La fin annoncée d’une étude reste une étape d’information pour les décideurs. Elle ne fixe ni la date du dernier changement d’heure ni le choix définitif des États.






