Un festival national peut se découvrir autrement qu’en cherchant le film qui résumerait tout un pays. La 17ᵉ édition du Festival du Cinéma Portugais au Luxembourg réunit neuf films du 6 au 13 novembre 2026, avec des propositions et des formats différents. Le programme invite à choisir un parcours entre deux lieux : le Ciné Utopia, puis le Cercle Cité.
Cette présentation s’appuie sur les annonces des organisateurs et les fiches de la Cinémathèque. Elle ne constitue pas une critique après visionnage. Son objectif est de rendre le programme lisible, sans attribuer aux films des qualités ou des scènes que nous n’aurions pas vérifiées.
Une ouverture avec Ruben Alves
Le Camões – Centre Culturel Portugais organise la manifestation avec les partenaires de projection. « Santo António, o Casamenteiro de Lisboa », de Ruben Alves, ouvre le festival le 6 novembre à 18 h 30 au Ciné Utopia, en présence annoncée du réalisateur.
La fiche diffusée par Visit Luxembourg indique une entrée libre pour cette ouverture, dans la limite des places disponibles, et des sous-titres français. Cette gratuité concerne la séance mentionnée : elle ne doit pas être étendue à tout le festival.
Le programme comprend aussi une séance documentaire et des projections au Cercle Cité à partir du 9 novembre. Le plus utile avant de réserver est donc de vérifier ensemble le titre, la salle et la version linguistique.
Les rendez-vous de la semaine
Voici les horaires annoncés par Camões :
| Date | Film ou séance | Lieu et heure |
|---|---|---|
| 6 novembre | « Santo António, o Casamenteiro de Lisboa » | Ciné Utopia, 18 h 30 |
| 7 novembre | « A Memória do Cheiro das Coisas » | Ciné Utopia, 18 h 30 |
| 8 novembre | « Nunca Haverá Imagens Suficientes » et « O Mercado da Saudade » | Ciné Utopia, séance à 17 h |
| 9 novembre | « Changer de vie » (« Mudar de Vida ») | Cercle Cité, 19 h |
| 10 novembre | « Telepathic Letters » (« Cartas Telepáticas ») | Cercle Cité, 18 h 30 |
| 10 novembre | « Lavagante » | Cercle Cité, 20 h |
| 11 novembre | « Great Yarmouth, Provisional Figures » | Cercle Cité, 19 h |
| 13 novembre | « Playback » | Cercle Cité, 19 h |
Le 8 novembre réunit deux documentaires dans un même rendez-vous. Le 10 novembre présente deux horaires distincts. Cette différence compte lorsqu’on organise sa soirée : neuf films ne signifie pas neuf déplacements séparés.
Une halte dans le cinéma de Paulo Rocha
La séance du 9 novembre permet de découvrir « Changer de vie », réalisé par Paulo Rocha en 1966. La Cinémathèque annonce une durée de 93 minutes, une version originale sous-titrée en français et une restauration 4K supervisée par Pedro Costa, avec une numérisation de la Cinemateca Portuguesa – Museu do Cinema.
Le point de départ présenté dans sa fiche est celui d’Adelino, revenu de son service militaire en Afrique. À Furadouro, il retrouve Júlia, désormais mariée à son frère Raimundo. Cette situation fournit l’entrée dans le récit sans qu’il soit nécessaire d’en raconter le dénouement.
Le film offre ainsi un repère historique au milieu d’une programmation plus large. La mention d’une restauration renseigne sur la copie annoncée, pas sur une réécriture du film. Pour le spectateur, c’est une occasion de mettre en relation une œuvre de 1966 avec d’autres propositions de la semaine, sans supposer que toutes poursuivent le même langage cinématographique.
Lire les versions aussi attentivement que les titres
Les abréviations de langue ne sont pas un détail lorsqu’une soirée rassemble des publics différents. « VostFR » désigne une version originale accompagnée de sous-titres français ; cette indication est confirmée sur la fiche de « Changer de vie ».
Il ne faut pas la déduire automatiquement pour les autres titres. La page de chaque séance et sa billetterie permettent de vérifier les conditions exactes. Le titre international et le titre portugais peuvent aussi varier d’un programme à l’autre, comme pour « Telepathic Letters ».
La Cinémathèque indique que sa salle habituelle est fermée pour rénovation. Les séances de ce festival annoncées au Cercle Cité ne doivent donc pas conduire le public vers la place du Théâtre. La fiche de « Changer de vie » précise l’auditorium du deuxième étage.
Construire son parcours sans chercher à tout voir
On peut choisir une séance pour retrouver un cinéaste, découvrir un format documentaire ou revenir vers un film plus ancien. Il n’y a pas d’obligation à transformer la semaine en marathon. Deux films éloignés par leur date ou leur forme peuvent déjà ouvrir une comparaison intéressante.
Ce qui mérite d’être observé ensuite appartient à la projection : manière de raconter, place laissée aux personnages, travail des images et du son. Le programme prépare cette découverte ; il ne doit pas se substituer au regard du spectateur.
Photographie d’archive de 2012 : le Cercle municipal à Luxembourg. Elle illustre le lieu culturel, pas une séance du festival 2026.






