Dans un salon du livre, le meilleur point de départ n’est pas forcément une liste d’achats. Ce peut être une lecture à écouter, une langue à retrouver ou une question à poser à un éditeur. Les Walfer Bicherdeeg, annoncés les 21 et 22 novembre 2026 à Walferdange, offrent ces différentes portes d’entrée. Leur thème, « Oppen Oueren », place justement l’écoute au centre de cette édition.
Le programme associe les livres aux voix, avec des rendez-vous pour enfants et adultes répartis entre plusieurs espaces. Pour en profiter, quelques choix en amont valent mieux qu’une course d’une salle à l’autre. Ce guide s’appuie sur les informations publiées par l’organisateur, son programme détaillé et l’annonce de participation de la Bibliothèque nationale. Il présente des rendez-vous à venir, pas un compte rendu de visite ni une critique des livres cités.
Deux jours, plusieurs manières de venir
Le site du Stade Prince Henri accueille le salon le samedi de 10 heures à 19 heures et le dimanche de 10 heures à 18 heures. Le marché du livre, les espaces jeunesse, le café littéraire et les lectures ne répondent pas tous à la même envie. On peut vouloir rencontrer un auteur, découvrir une maison d’édition, chercher un ouvrage ou simplement écouter.
Cette diversité invite à décider d’un point fixe avant de partir. Une séance choisie donne une structure à la visite ; le temps restant peut rester libre. À l’inverse, un programme rempli jusqu’à la dernière minute laisserait peu de place à la découverte qui fait aussi l’intérêt d’un salon.
L’organisateur signale un accès en bus par l’arrêt Gemengeplaz, desservi par les lignes 11 et 111, ainsi que la gare de Walferdange, annoncée à une dizaine de minutes à pied. Les horaires de transport et les éventuelles adaptations doivent être vérifiés pour le déplacement prévu.
Lire le programme par langue, puis par lieu
La présence de plusieurs langues est une donnée pratique, pas un détail en bas de page. Les annonces de lectures distinguent notamment le français, le luxembourgeois, l’allemand et l’anglais. Pour accompagner un enfant ou choisir une rencontre, il faut regarder cette indication en même temps que l’heure.
Deux exemples du samedi donnent une entrée dans les lectures pour adultes à la Maison Dufaing : un rendez-vous en français à 15 h 15 réunit Anne Frausing et Frédéric Brochier ; à 16 heures, une séance en anglais annonce Percy Lallemang et Luca B. Wies. Le dimanche, une autre proposition en français y est prévue à 12 h 15, avec Yves De Smet et Mathilde Bloch.
Ces repères servent à construire un parcours, pas à classer les ouvrages. La présence d’un auteur sur une affiche ne permet pas de porter un jugement sur son écriture. Pour une découverte, on peut écouter d’abord, feuilleter ensuite et chercher ce qui donne envie de poursuivre : une voix, un sujet, une forme ou une manière de raconter.
Avec un enfant, choisir une séance à sa mesure
L’espace Books for Kids se trouve au Centre Prince Henri, avec des lectures organisées dans différentes salles. Le programme précise des âges et des langues : c’est l’information à retenir avant de choisir un titre sur sa seule couverture.
Le samedi à 11 heures, une lecture en français destinée aux 9–12 ans est annoncée en salle 4. Le dimanche à 15 h 15, une autre lecture en français, indiquée à partir de 3 ans, figure en salle 3. Il s’agit de propositions pour des publics différents, même si elles appartiennent au même espace jeunesse.
Un parcours familial peut se limiter à une séance et à un temps de découverte des livres. C’est une suggestion d’organisation, sans prétendre qu’une durée de visite conviendra à tous les enfants. Garder une marge entre l’arrivée et la lecture permet surtout de trouver la bonne salle sans transformer la sortie en enchaînement contraint.
À la BnL, parler aussi de ce qui se lit après le salon
La Bibliothèque nationale confirme sa présence les 21 et 22 novembre, dans le hall 2 du complexe sportif Prince Henri. Elle invite le public à découvrir ses services et ses collections sur son stand.
Ce rendez-vous peut intéresser ceux qui cherchent autre chose qu’un achat immédiat. Une découverte faite au salon peut donner envie de poursuivre une recherche, de retrouver un auteur ou d’explorer un domaine. Le stand offre un interlocuteur pour poser ces questions et demander quelles ressources sont pertinentes.
Il faut néanmoins distinguer cette possibilité de dialogue d’une promesse de service sur place. L’annonce consultée ne détaille pas d’opération particulière d’inscription ni de prêt pendant le salon. Pour un besoin précis, mieux vaut demander les modalités au personnel plutôt que supposer que tout sera réalisable au stand.
Acheter avec une question, pas seulement avec un enthousiasme
Le salon met en présence des livres et les personnes qui les font circuler. C’est l’occasion de poser des questions qui dépassent le résumé : à quel lectorat s’adresse cet ouvrage ? Existe-t-il une traduction ? Quel est le projet de la collection ? S’agit-il d’une nouvelle édition ou d’un texte inédit ?
Ces questions ne demandent pas d’être un spécialiste. Elles permettent de préciser ce que l’on cherche et de ne pas confondre une recommandation commerciale avec une lecture critique. Pour un cadeau, on peut décrire des goûts ou des habitudes de lecture sans chercher à imposer un livre réputé incontournable.
La même attention vaut pour les livres que l’on découvre en écoutant un extrait. Une lecture donne accès à une partie du texte, dans une situation particulière. Elle peut déclencher une envie ; elle ne résume pas nécessairement tout l’ouvrage. Prendre quelques notes sur un titre ou un nom permet de décider plus tard.
Un repère fixe, puis de la place pour la découverte
Avant la visite, les vérifications utiles tiennent en peu de choses : le jour, l’heure, la langue, l’âge conseillé lorsqu’il est indiqué et le lieu exact. Le programme détaillé doit être relu à l’approche du salon pour tenir compte d’éventuelles modifications.
La Maison Dufaing, le Centre Prince Henri et le hall des exposants ne sont pas des noms interchangeables. Les identifier à l’avance évite de manquer une séance en pensant être déjà au bon endroit. On peut ensuite laisser une partie de la journée sans objectif d’achat.
L’intérêt d’un rendez-vous littéraire se mesure aussi à ce qu’il ouvre après la visite : un livre à lire, une voix à suivre, une question qui demeure. Aux Walfer Bicherdeeg, préparer quelques repères permet précisément de garder cette disponibilité.
Sources et photographie
- Walfer Bicherdeeg — présentation et informations d’accès de l’édition 2026.
- Walfer Bicherdeeg — programme détaillé du samedi et du dimanche.
- Bibliothèque nationale — participation aux Walfer Bicherdeeg 2026.
Photographie d’archive : la Maison Dufaing pendant les Walfer Bicherdeeg de 2021. Les affiches visibles correspondent à cette ancienne édition. GilPe, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.






