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Reolink OMVI 2i Ultra : ce que change le suivi motorisé

La Reolink OMVI 2i Ultra associe une vue fixe et une tourelle motorisée pour suivre les mouvements. Son enregistrement par déclenchement et son autonomie solaire conditionnelle sont aussi à prendre en compte.

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Deux caméras de surveillance fixées sur la façade d’un bâtiment à Lyon.
Source et licence de l’image
Sebleouf — Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0

Une caméra extérieure qui suit un mouvement ne filme pas forcément tout ce qui se passe autour d’elle. La Reolink OMVI 2i Ultra associe une vue fixe à une caméra motorisée : l’intérêt est de conserver un plan large tout en orientant une seconde optique vers une cible détectée. Mais cette surveillance reste déclenchée par des événements, et son autonomie solaire dépend des conditions d’installation.

Deux vues, deux rôles

La caméra combine un module fixe de 8 mégapixels, présenté comme une vue 4K, et une seconde optique de 5 mégapixels, annoncée en 3K, montée sur une tourelle motorisée. La première garde une vue générale sur la zone. La seconde peut pivoter sur 355 degrés et s’incliner sur 50 degrés.

Le principe de SyncTrack est de faire passer une cible repérée par l’optique fixe à la caméra motorisée. Celle-ci peut alors la suivre tandis que le plan large reste disponible. Les deux vues ne sont donc pas simplement deux cadrages interchangeables : l’une sert de repère, l’autre s’oriente vers l’action. Le fabricant annonce aussi un cadrage automatique et la possibilité de toucher un point dans la vue large pour diriger la tourelle vers cet endroit.

Cette organisation peut être utile pour surveiller une entrée ou un passage sans choisir à l’avance un cadrage unique. Elle ne permet toutefois pas de suivre plusieurs sujets simultanément. Et reconnaître une catégorie n’est pas identifier une personne : la détection distingue personnes, véhicules et animaux, mais la caméra ne reconnaît pas les visages.

Suivre un mouvement ne signifie pas tout enregistrer

L’essai publié par Clubic relève une détection jugée fiable dans son installation, notamment face à des reflets et à des murs proches. C’est un résultat d’usage intéressant, mais qui dépend du lieu, de l’angle de pose et des conditions observées. Une entrée dégagée et une façade réfléchissante ne produisent pas nécessairement les mêmes déclenchements.

La distinction la plus importante concerne l’enregistrement. L’OMVI 2i Ultra ne filme pas en continu, 24 heures sur 24 : elle enregistre des séquences lorsqu’un mouvement déclenche la détection, sans pré-enregistrement. Entre deux événements, il peut donc ne rester aucune vidéo de ce qui s’est passé. Un mode time-lapse peut enregistrer des images espacées, jusqu’à une toutes les dix secondes selon Clubic, mais il produit une vidéo accélérée plutôt qu’un historique continu.

Les séquences peuvent être stockées sur une carte microSD, jusqu’à 512 Go, sans abonnement obligatoire. Le service cloud de Reolink est proposé en option ; Clubic mentionne un tarif à partir de 3,26 euros par mois. Pour choisir entre stockage local et cloud, le besoin concret compte davantage que le nombre de fonctions : combien de temps conserver les séquences, et depuis quels appareils vouloir y accéder ?

Le solaire réduit les recharges, pas les contraintes

La caméra est livrée avec une batterie amovible de 10 000 mAh et un panneau solaire de 6 watts. Celui-ci peut se fixer au-dessus de l’appareil ou être déporté grâce à une rallonge fournie de 3,5 mètres, ce qui donne davantage de latitude si l’emplacement de la caméra est ombragé ou mal orienté.

Lors de son essai, Clubic indique que le panneau, orienté plein sud, a compensé la consommation dans les conditions de sa prise en main, avec plusieurs fonctions actives. Ce constat ne garantit pas le même bilan sur chaque façade : la durée d’ensoleillement, l’orientation, les nuages et le nombre de déclenchements influent sur la recharge. En hiver, les journées plus courtes peuvent réduire l’apport solaire, tandis que les mouvements détectés, l’éclairage et les consultations à distance continuent de consommer de l’énergie.

Reolink annonce jusqu’à six mois d’utilisation sur une charge, mais précise que cette estimation repose sur cinq minutes d’enregistrement par jour et une veille le reste du temps. Ce scénario donne une mesure de référence, pas une promesse d’autonomie valable pour une entrée très fréquentée. Le solaire peut éviter des recharges régulières si l’exposition est favorable ; il ne rend pas la caméra indépendante de son usage.

Installation, image et compromis pratiques

La caméra diffuse une image en 4K sur le module fixe et en 3K sur la tourelle, d’après les informations du fabricant et l’essai de Clubic. La qualité du flux accessible à distance dépend aussi de la connexion. En mode de visionnage réduit, la définition baisse pour faciliter la consultation lorsque le réseau est moins performant. L’installation utilise le Wi-Fi 6 en 2,4 ou 5 GHz ; le choix de la bande et la couverture à l’endroit de pose restent donc à vérifier avant de fixer l’appareil.

Le kit évite un câble d’alimentation jusqu’au secteur, mais la fixation réclame plusieurs vis. Clubic signale que le montage de la caméra et du panneau est moins commode qu’espéré, et que l’accès au port USB-C peut être étroit avec certains câbles. Autre compromis relevé lors de l’essai : l’application regroupe de nombreux réglages, mais certaines options, comme les zones de non-détection ou les masques de confidentialité, sont enfouies dans les menus.

À environ 230 euros hors promotion, prix relevé par Clubic dans son essai, l’OMVI 2i Ultra s’adresse surtout à qui veut surveiller des passages sans tirer une alimentation électrique et peut accepter un enregistrement par déclenchement. Sa double vue apporte une manière concrète de suivre une cible sans abandonner le plan général. Elle ne remplace ni une captation continue ni une identification des visages, et son autonomie dépendra du soleil autant que de l’activité devant l’objectif.

Références

Des caméras fixées en façade à Lyon. Photographie d’illustration, distincte de la Reolink OMVI 2i Ultra présentée dans cet article.

Crédit : Sebleouf — Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0.

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